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Résolu ajoute les drones à ses méthodes d’ensemencement et de cartographie en Ontario

Au sein des opérations forestières de l’Ontario de Résolu, l’emploi des tout derniers modèles de drones contribuera à réduire l’empreinte carbone de la Société et pourrait même accélérer la régénération forestière après la récolte.

Voilà seulement quelques-uns des avantages que procurent les véhicules aériens commandés à distance, ou drones, au travail traditionnellement effectué par des avions et des hélicoptères. « Ces deux modes ont une empreinte carbone importante et coûtent cher », indique Tom Ratz, directeur de la planification chez Résolu en Ontario.

L’utilisation des drones en foresterie ne date pas d’hier. Les forestiers comme ceux œuvrant dans l’équipe de Tom s’en servent depuis de nombreuses années, notamment pour faire de rapides inspections aériennes ou encore pour survoler des secteurs éloignés sans accès routier, afin de décider s’ils devront s’y rendre à pied.

Nos modèles de drone à la fine pointe sont plus gros, rapides et perfectionnés que la douzaine de drones aussi utilisés par les forestiers de Résolu. En fait, compte tenu de leur taille, de leur poids et de leur célérité, ces appareils doivent être téléguidés par un pilote spécialement formé et breveté, qui a aussi la tâche de préparer les plans de vol et de traiter les images.

L’Hylio AG-166 est un puissant multicoptère de conception texane, destiné à la pulvérisation. Il vole comme un hélicoptère. On en a remplacé les bras pulvérisateurs par des épandeuses de semences, en l’occurrence des graines de pin gris. L’appareil peut survoler un territoire forestier tout de suite après une récolte, ce qui permet aux semences de germer en même temps que celles des autres essences.

Il reste quelques semaines d’essais de production avec l’Hylio cet automne pour recueillir suffisamment d’information qui servira pour l’ensemencement au printemps prochain. En Ontario, l’emploi des drones d’ensemencement est relativement récent en reforestation, mais ils servent depuis longtemps à éteindre efficacement les feux de forêt, tant au Canada qu’aux États-Unis.

Images actuelles haute résolution

Avant l’étape d’ensemencement, il faut aux forestiers une image précise, détaillée et actuelle du territoire forestier visé. C’est ici qu’entre en scène le drone WingtraOne. Volant comme un avion, il peut aussi décoller et atterrir verticalement, et à 57 kilomètres-heure (35 mph), il est huit fois plus rapide que le multicoptère. 

Nous nous sommes procuré cet appareil de fabrication suisse auprès du Four Rivers Group, de Thunder Bay, premier concessionnaire autochtone Wingtra. En fait, les deux modèles de drone que nous avons achetés ont été financés en partie par CRIBE, un centre de recherche et d’innovation en bioéconomie, notamment parce que les drones contribuent à la réduction des émissions de carbone et parce qu’ils constituent une innovation technologique dans le secteur des produits forestiers.

D’une envergure de 125 cm (4 pi) et équipé d’une caméra haute résolution, le WingtraOne peut effectuer des trajectoires parallèles; les images sont ensuite placées côte à côte pour former un portrait d’ensemble détaillé.

« On peut compter les billes dans cette image, nous dit Tom à propos du bloc de coupe qui s’affiche à son écran. On distingue le pin du bouleau et on voit s’il manque quelque chose. »

« Nous nous servons souvent des images satellite à cette fin, mais leur résolution est bien inférieure, précise Tom. L’avion fournit certes des images de plus haute résolution, mas son coût d’utilisation a augmenté de 20 % dans la dernière année. »

Les drones servent à cartographier les territoires pour permettre de surveiller la diminution des ressources forestières, mais aussi à effectuer l’inventaire des stocks de copeaux de bois des usines de pâte et papier. En outre, Tom espère combiner la technologie d’images haute résolution des drones à un logiciel spécialisé pouvant reconnaître et compter les essences d’arbres, afin que Résolu puisse sans cesse actualiser es données des inventaires forestiers.

Cerner les points chauds au moyen de l’imagerie thermique

Le modèle WingtraOne comporte une caméra compacte haut de gamme de marque Sony pouvant faire office de caméra thermique. Ainsi, on peut surveiller d’éventuels points chauds dans les stocks de copeaux de bois des usines de pâte. En effet, la compression des tas de copeaux et de la biomasse peut générer assez de chaleur pour entraîner leur combustion. Le drone est donc un élément important de l’arsenal de sécurité d’une usine. 

Grâce à la caméra thermique, on peut également surveiller les secteurs où se font les brûlages contrôlés aux fins de réduction des débris au bord des routes. On vérifie ensuite de nouveau ces secteurs pour s’assurer que plus rien ne brûle.

Les idées de nouvelles applications pour ces appareils ne manquent pas!

Développement durable

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