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Vous avez dit foresterie?

Premier billet de blogue de la stagiaire Brelynn Howard aux opérations forestières de Thunder Bay

Bonjour!

J’aurai le privilège de vous faire le récit de mon travail cet été, et j’en suis très heureuse! Pour ce premier billet de blogue, je vais me présenter. Vous saurez quel genre de personne je suis, et, surtout, pourquoi j’ai choisi la foresterie!

J’adore faire de la photo en forêt!

Je me nomme Brelynn Howard. Je vis et je travaille actuellement à Thunder Bay, en Ontario. J’entame ma quatrième et dernière année de baccalauréat à l’Université Lakehead (il y a bel et bien de la lumière au bout du tunnel, mais je crois qu’après avoir survécu à un mémoire, à un plan de gestion et à mes cours, je devrai me traîner jusqu’à l’estrade pour recevoir mon diplôme…)

Je suis née et j’ai grandi à Brantford, en Ontario – je suis fière habitante du Sud! Vous vous demandez donc probablement pourquoi j’ai abouti à Thunder Bay?

En fait, ma carrière en foresterie a commencé à mon insu, quand j’ai pêché pour la première fois à 10 ans, et que j’ai chassé mon tout premier canard à 12 ans. Je ne le savais pas alors, mais ces moments avec mon papa allaient faire de moi la personne passionnée de conservation et de développement durable que je suis aujourd’hui. Pendant mon enfance et mon adolescence, j’ai passé de plus en plus de temps en nature, apprenant à reconnaître la valeur de la faune et de la flore, et de leur incidence sur ma vie. Se trouver dans un boisé enneigé un soir de novembre a quelque chose de magique, et j’aurais souhaité que ce moment dure toujours. Quel est le lien avec mes études en foresterie? Eh bien, au secondaire, je suis devenue militante écologiste et j’ai choisi des cours d’écologie et de biologie. J’ai aussi fait un stage à la Grand River Conservation Authority (GRCA), que j’ai adoré. Si vous êtes au secondaire et que vous me lisez, je vous recommande vivement de faire un stage!

J’ai retrouvé ce cliché de mannequin de 11 ans juste pour vous!

À la GRCA, je travaillais à la pépinière Burford, où l’on cultivait plus de 40 essences indigènes de la forêt carolinienne. J’ai appris sur l’exploitation d’une pépinière et la conduite d’un tracteur, et j’ai étudié l’autoécologie d’essences très intéressantes. Si vous n’avez jamais senti un sassafras ni goûté à l’asimine, vous manquez quelque chose! Tout ce que j’apprenais me fascinait, mais ce que j’aimais le plus, tous les jours à la pépinière, c’était de côtoyer des gens extraordinaires. Je travaillais avec Mark, directeur de la pépinière, Nathan, directeur de la foresterie et Paul, technicien en foresterie. Issues du milieu agricole, ces trois personnes comprenaient bien l’importance de la conservation et du développement durable. J’ai tant aimé mon stage que j’ai réitéré l’expérience les deux étés suivants. De plus, j’ai eu la chance de travailler pour des organisations semblables, telles que Canards Illimités. C’est ainsi que j’ai su que je voulais faire partie d’une entreprise comme la GRCA, qui contribue grandement à l’éducation du public et à la conservation.

En dernière année de collège, j’ai donc commencé à chercher une université. Je savais que je voulais m’inscrire à un programme de biologie spécialisé ou de foresterie. On m’a acceptée dans plusieurs programmes, et j’ai opté pour le baccalauréat spécialisé en sciences forestières de l’Université Lakehead. Native de Brantford, je ne m’étais jamais aventurée plus loin au nord que Barrie et je n’avais jamais mis les pieds à Thunder Bay. Je me suis lancée sans savoir ce qui m’attendait. Je voulais simplement étudier la foresterie dans l’espoir de préserver l’avenir, afin de pouvoir passer encore de nombreuses soirées magiques dans un boisé!

J’ai toujours été dans mon élément en forêt.

Déménager à Thunder Bay, à 17 heures de chez moi, a été un choc. J’ai appris que chaque maison renfermait un sauna, qu’il ne fallait pas dire le mot « chalet » et que les luges n’étaient pas faites seulement de bois et de corde. À l’Université Lakehead, je me suis liée d’amitié avec des gens qui partageaient mes intérêts et mes divertissements, et j’ai découvert rapidement les fabuleuses activités de chasse et de pêche de ce coin de pays. J’ai appris sans tarder que l’industrie forestière occupait une place importante au sein de la collectivité, et que les chemins forestiers facilitaient grandement la chasse à la perdrix!

L’industrie forestière ne ressemble en rien à ce que j’imaginais (bien que l’idée que je m’en faisais fût floue). À la GRCA, tous les arbres cultivés servaient strictement à la restauration des forêts. On ne pensait pas beaucoup au potentiel économique de ces arbres. À Thunder Bay, les activités forestières représentent des millions de dollars. Débusqueuse, abatteuse-groupeuse et chargeuse m’étaient inconnues, tout comme leur interaction pour approvisionner la scierie en bois. Dès ma première année d’université, j’ai beaucoup appris au sujet de la « vilaine » industrie forestière dépeinte dans les médias. Comme je vous l’ai dit, je suis pour la conservation et le développement durable. Et c’est la raison pour laquelle je travaille chez Produits forestiers Résolu depuis un an.

Les insectes ne sont pas nos amis!

D’ici à la fin de l’été, je vous dirai pourquoi j’adore mon travail, je vous dévoilerai des vérités passées sous silence sur la foresterie et je vous parlerai du rôle MAJEUR que joue Résolu dans la conservation de notre environnement et dans son développement durable. Si vous désapprouvez l’industrie forestière, continuez à lire mes billets et laissez-moi vous faire changer d’avis : ). 

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2 Commentaires. En écrire un nouveau

  • Pierre Tremblay
    14 juillet, 2020 12:55

    Trèrs interressant et constructif , continue d’informer et de partager ta passion

    FÉLICITATIONS

    Répondre
  • Alain Boulet
    25 juillet, 2020 06:42

    Vous lire est un réel plaisir: l’origine d’une passion pourrait-on lire… La foresterie au Canada à souvent mauvaise presse: j’ai écouté un reportage sur l’exploitation des forêts dans Lanaudière au Québec. Les points de vue différaient beaucoup selon que l’on parlait au citoyen lambda ou aux exploitants agricoles: même réalité, deux perceptions. La clé pour réconcilier les deux: le recul. Il faut des décennies pour régénérer une forêt et ça marche!

    Répondre

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