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Un tableau plus complet

par Courtney Jackson
Une carrière  au sein de l’industrie des produits forestiers peut être très valorisante, mais elle comporte aussi de nombreux défis. C’est du moins ce que les participants au programme pour les nouveaux diplômés en génie de Résolu et au programme Rêve vert de l’Association des produits forestiers du Canada (APFC) découvrent en travaillant pour Résolu.
Nous vous proposons quelques billets de blogue de leur part sur leurs expériences et aventures au travail.

Bonjour! Me voici de retour sur mon blogue!

Dans ce billet, je vous parlerai d’une expérience exaltante que j’ai vécue sur le terrain, la semaine dernière. Ce fut une situation tout à fait imprévue qui a exigé une intervention immédiate. Laissez-moi vous raconter cette journée.

Je suis arrivée tôt au travail, j’ai chargé mon camion, planifié mon itinéraire et suis partie vers ma première destination, la petite ville de Kakabeka Falls, unique en son genre. Elle se trouve à quelque trente minutes au nord-ouest de Thunder Bay. Elle tient son nom de l’immense chute de la rivière Kaministiqua, au cœur de la ville. C’est un incontournable dans le nord-ouest de l’Ontario! Si vous passez par là, il faut y aller!

Arrivée à Kakabeka Falls, je devais rencontrer un entrepreneur de Résolu pour l’examen d’une carte de récolte, qui explique la prescription et précise les aires forestières d’intérêt au sein du nouveau bloc de coupe. Après examen, l’entrepreneur signe la carte pour confirmer qu’il comprend la prescription. Je garde l’original et je remets des exemplaires à l’entrepreneur, qui les distribue aux membres de son équipe. Ces réunions sont brèves et me plaisent beaucoup! Je suis toujours enthousiaste à l’idée de voir les entrepreneurs et, d’ailleurs, toute personne que je croise sur mon chemin.

J’ai donc repris la route vers ma destination suivante. Je devais aller faire un contrôle de la qualité des billes dans un autre bloc de coupe. Je m’en approchais quand j’ai entendu mon satellite et mon téléphone cellulaire émettre chacun un signal. Je trouvais étrange que les deux appareils sonnent. J’ai donc décidé de quitter la route et de me garer à un poste d’inspection pour prendre connaissance du message. J’ai été surprise et un peu nerveuse lorsque j’ai lu « Pouvez-vous rejoindre Jason Rouillard? Il a découvert un nid. » Je n’imaginais pas recevoir un tel message et je ne savais pas à quoi m’attendre! J’espérais seulement être capable de mener à bien cette nouvelle tâche excitante. J’ai répondu « Oui », et, la tête pleine d’interrogations, suis repartie à la rencontre de Jason.

Arrivée au bloc de coupe, Jason m’a dit que le nid découvert était celui d’un rapace quelconque. L’oiseau le survolait toujours à haute altitude. Nous avons décidé de revêtir notre équipement et d’aller observer le nid. Nous espérions que l’oiseau serait toujours là. Aussitôt entrés dans la forêt, tandis que nous marchions vers le nid, nous pouvions entendre de loin les cris perçants du rapace.

À mesure que nous nous approchions du nid, les cris perçants se faisaient plus fréquents. Arrivés sur place, nous avons aperçu un petit nid dans la canopée inférieure, au premier embranchement d’un pin gris vieillissant. J’ai sorti mon appareil et fait des photos. Le nid se composait de brindilles et de lichen vert. C’était bon signe, puisque cela signifiait qu’il était relativement récent. Jason et moi avons consulté un guide de classification dichotomique pour identifier l’occupant du nid : il s’agissait d’une petite buse. Résolu a recours à ce guide pour différencier les nids des rapaces selon leur taille, leur emplacement dans les arbres et leur composition.

Scrutant toujours le ciel à l’affût du rapace, j’ai eu la chance de finalement le voir apparaître. Il est resté un moment dans la canopée riche et luxuriante, puis est allé voler au milieu du bloc de coupe. Exactement ce que j’attendais!

Jason et moi avons observé le grand rapace perché sur le chicot d’un pin gris. Que j’étais contente de le voir enfin et de le photographier! Empressée, j’ai scruté rapidement mes photos. Le plumage de l’oiseau a été la première chose que j’ai remarquée : tête et gorge d’un brun foncé, et dessous barré d’un brun clair. De plus, la queue était traversée d’une bande blanche, le bec avait une tache jaune et les pattes étaient jaunes. Étant donné que j’avais observé cet oiseau par le passé, je savais qu’il s’agissait d’une petite buse. C’est un rapace très commun dans la forêt du nord-ouest de l’Ontario. J’en ai fait de nombreuses photos et vidéos, cet été. J’étais ravie d’avoir pu identifier l’oiseau et impatiente d’en informer l’équipe des Opérations forestières!

Quand un nid est découvert dans un bloc de coupe, l’entrepreneur doit cesser toutes les activités de récolte dans les environs, comme Jason l’a fait. La prescription relative à un secteur préoccupant assure la protection des valeurs forestières. L’entrepreneur signale la situation à l’équipe des Opérations forestière, qui y donne suite rapidement. Heureusement, j’ai pu réagir immédiatement au signalement de la présence du nid dans le bloc de coupe de Jason. L’exactitude de l’identification et l’efficacité des communications sont hautement importantes en gestion forestière, afin de garantir la protection adéquate des valeurs forestières.

Je vous remercie de m’avoir lue! J’espère avoir réussi à brosser un tableau plus complet d’une magnifique journée!

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