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Nouveaux ingénieurs chez Résolu – Patrick Ellard

Une carrière d’ingénieur au sein de l’industrie des produits forestiers peut être très valorisante, mais elle comporte aussi de nombreux défis. C’est du moins ce que les participants au programme pour les nouveaux diplômés en génie découvrent en travaillant pour Résolu.

Ce mois-ci, nous vous proposons des entrevues menées avec les nouveaux diplômés en poste dans nos établissements, du Québec au Tennessee.

Vous vous demandez quel genre de travail attend les nouveaux ingénieurs aux installations de Résolu en Ontario? Patrick Ellard se posait la même question il y a neuf mois, lorsqu’il s’est inscrit au programme pour les nouveaux diplômés en génie. Il fait maintenant partie de l’équipe d’ingénieurs de l’usine de pâtes et papiers de Thunder Bay, en Ontario, qui travaillent quotidiennement à trouver des solutions aux divers enjeux que ne cesse de présenter cet environnement industriel dynamique.

Voici quelques-unes des réflexions que porte Patrick sur ses fonctions, ses expériences de travail et l’industrie.


Patrick Ellard
PATRICK ELLARD, USINE DE THUNDER BAY (ONTARIO)

Que préférez-vous dans votre travail?

Lorsque je parle de mon travail, j’évoque surtout la multitude d’occasions qui s’offrent à moi. L’usine produit de la pâte kraft et du papier journal, ainsi que de l’électricité à partir d’une turbine à vapeur. Chacun de ces secteurs présente des enjeux uniques et toute une gamme d’occasions d’apprentissage. Je ne crois pas que d’autres industries réunissent autant de procédés dans une seule installation.

Ce qui me plaît le plus, c’est d’être en mesure de tout voir. Beaucoup de mes amis travaillant dans des firmes d’ingénieurs-conseils ne participent que de loin aux projets. Ils peuvent très bien faire à Vancouver des plans sur AutoCAD® destiné à un projet au Nouveau-Brunswick. Ils ont certes accès à de nombreuses photos et vidéos au fil de l’avancement du projet, mais ne voient souvent jamais le site de visu.

 

À l’usine de Thunder Bay, on peut voir chaque phase d’un projet, du concept à l’achèvement, jusqu’à son intégration au procédé de l’installation.

Comment contribuez-vous au maintien des activités opérationnelles de l’usine?

Le processus de fabrication de la pâte de du papier requiert des ajustements continuels. De plus, il y a toujours de nouvelles technologies à mettre en œuvre et des inefficacités à examiner. Ma tâche consiste à déterminer comment appliquer la solution adéquate, selon certains paramètres, tels que les coûts ou l’espace physique.

Je suis ingénieur mécanicien, mais compte tenu de notre environnement dynamique, les solutions proviennent de partout. J’ai souvent besoin de comprendre différentes disciplines, comme le génie électrique ou civil. Par exemple, en vue d’installer une aire de déchargement et un réservoir d’ammoniac, il a fallu construire une rampe de déchargement et un réservoir de confinement, ce qui a impliqué d’importants travaux de béton et d’armature.

À l’usine, les disciplines sont étroitement liées. Il ne suffit pas d’être ingénieur en mécanique, il faut tout connaître. Pour le projet susmentionné, j’ai dû me familiariser avec les systèmes électriques parce qu’il fallait intégrer les fonctions de surveillance et d’alarme du système numérique de contrôle-commande, afin de fournir de l’information continue aux opérateurs.

Que pensez-vous de l’industrie?

Mon père est ingénieur mécanicien dans une usine de papier. Je suis donc en contact avec l’industrie depuis l’enfance. Elle a connu des difficultés et des fermetures d’usines. Mais dans l’adversité, il faut envisager des moyens novateurs de demeurer efficients, notamment la cogénération pour produire de l’électricité et qui nous permet d’en revendre au réseau. Les défis nous forcent à trouver des solutions judicieuses. Pour moi, voilà le mandat d’un ingénieur.

Comment se déroule l’apprentissage en cours d’emploi?

Aussi amusant que cela puisse paraître, ce sont mes lacunes qui m’ont le plus étonné. Après les études, on a l’impression d’en savoir beaucoup sur l’ingénierie. En passant au monde réel, toutefois, on constate comme on en sait peu comparativement aux gens de métier qui pratiquent depuis longtemps.

J’ai un mentor exceptionnel en la personne de Ron Sundell (un responsable des projets d’immobilisations en poste à l’usine de Thunder Bay depuis 34 ans!), qui se montre vraiment utile, surtout pour répondre à toutes mes questions qui me semblent parfois stupides. En fait, toutes les personnes avec qui j’ai eu affaire m’ont beaucoup aidé. Elles comprennent que je dois suivre une courbe d’apprentissage et que je ferai sûrement quelques erreurs en cours de route. Il y a tant à savoir. Je suis en progression constante, et je dirige maintenant mes propres projets de petite envergure.

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