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Abandonner le papier ne sauve pas les arbres. Voici pourquoi.

Abandonner le papier ne sauve pas les arbres

Selon une nouvelle étude, continuer d’utiliser le papier et les produits forestiers empêchera les forêts de servir de façon permanente à d’autres fins.

« Utilisez-les ou perdez-les ». Voilà essentiellement la conclusion d’une nouvelle étude commandée par Two Sides qui examine les effets de la baisse de la consommation de papier sur les forêts du sud des États-Unis.

Le livre blanc, publié le 8 février 2016, expose les preuves de plus en plus nombreuses voulant que la perte de marché pour le papier et autres produits du bois n’entraîne pas un nombre accru d’arbres, mais plutôt un risque accru de perte de forêts.

La plupart des forêts récoltées sont des propriétés privées, et en l’absence de marché pour leurs arbres, de nombreux propriétaires disent envisager la conversion des terrains à l’agriculture et au développement urbain.

IL N’Y A PAS DE MAL À IMPRIMER LES COURRIELS. L’idée selon laquelle vous sauverez des arbres en n’imprimant pas un courriel est profondément erronée, d’expliquer Jim Boyer, auteur principal de l’étude : « Tout comme consommer moins de pommes entraîne moins et non pas plus de pommiers, une consommation restreinte de produits du bois ne donne pas davantage d’arbres et de forêts. »

Les affirmations selon lesquelles l’usage de papier ne provenant pas du bois, mais d’autres sources comme la fibre recyclée, le blé ou la canne à sucre sont tout aussi trompeuses. Développer des marchés pour le bois est essentiel au maintien à long terme des territoires forestiers à titre de forêts.

Et la gestion durable des forêts le confirme : depuis 60 ans, le nombre d’arbres sur les territoires aménagés aux États-Unis affiche une croissance considérable grâce à des pratiques forestières responsables.

DEUX RAISONS POUR LESQUELLES UNE DEMANDE DE PAPIER RÉDUITE N’ENTRAÎNERA PAS UN PLUS GRAND NOMBRE D’ARBRES :

  1. Il y aura une réorientation des marchés. Étant donné le large éventail d’usages du bois, il existe d’autres occasions commerciales outre le papier. Un volume semblable ou même croissant de bois des régions forestières clés de l’Amérique du Nord est récolté à d’autres fins, dont le bois d’œuvre, les granules combustibles et la pâte pour la production d’emballages, de papier tissu et de textiles. (La nouvelle industrie de la bioénergie consomme actuellement une quantité de bois équivalent à près de 16 % du volume utilisé pour la production de pâtes et papiers, contre 0 % en 2008.)
  1. Les propriétaires forestiers pourraient se départir d’une partie de leur territoire. Advenant l’affaissement des marchés du bois, il existe une possibilité bien réelle que les territoires forestiers soient convertis à d’autres usages, tels que le développement urbain ou l’agriculture, ce qui donnerait lieu à une perte considérable de forêts.

 

L’EFFRITEMENT DES MARCHÉS DU BOIS FERA RÉTRÉCIR LES FORÊTS. La propriété forestière privée et la stabilité des marchés du papier créent une synergie qui, depuis longtemps, produit des dizaines de milliers d’emplois, des revenus dans les régions rurales et des incitatifs importants au maintien des investissements en foresterie, à court et à long terme. Si les efforts visant à affaiblir les marchés du bois aboutissent sur une période prolongée, ils entraîneraient vraisemblablement la réduction et non l’augmentation des territoires forestiers.

Nous vous invitons à lire le rapport intégral.

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