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6 choses que la scierie de Maniwaki a faites pour atteindre la marque de 1,5 million d’heures sans accident

Juste atteindre la marque de 250 000 heures sans incident enregistrable en milieu industriel est un exploit. C’est pourquoi notre prix du conseil d’administration pour la sécurité utilise ce chiffre comme jalon. Mais quand le nombre d’heures travaillées dans une installation sans qu’un accident ne se produise atteint le million, on peut conclure que les gens ne se contentent pas de suivre les protocoles et qu’ils incarnent une culture de sécurité.

Selon Steeve Klucaric, directeur des RH et de la santé et sécurité à la scierie Maniwaki, qui vient de souligner la réalisation impressionnante de 1,5 million d’heures sans incident sur une période de neuf ans, c’est juste une question d’attitude. « Subir une blessure n’est tout simplement pas une option », explique-t-il.

« Nous ne pensons pas en termes d’accidents, ajoute François Richard, représentant de la prévention. Nous nous demandons plutôt comment exécuter une tâche en toute sécurité ».  François a accumulé 19 ans sans accident et sa collègue Francine Lacroix, opératrice de scie, le devance avec 22 années sans blessure.

C’est une façon différente d’aborder les questions de sécurité dont Francine se souvient d’avoir discuté avec Paul Grondin, directeur de l’établissement. En 2006, avant d’implanter sa nouvelle vision de la sécurité, il rencontrait souvent Francine, qui siégeait au comité de santé et de sécurité, pour discuter de son idée. « À l’époque, je ne pensais pas que ça ferait une grande différence », admet-elle. Mais son scepticisme est disparu quand semaine après semaine, la scierie n’enregistrait pas d’incident. Après un an, la scierie Maniwaki soulignait pour la première fois la marque de 250 000 heures sans incident et Francine était convaincue.

Voici les 6 règles que l’équipe de Maniwaki a suivies pour atteindre la marque de 1,5 million d’heures :

  1. IL FAUT EN PARLER. Les réunions de sécurité qui ont lieu tous les lundis avant les quarts du matin et de l’après-midi donnent à tout le monde l’occasion de se renseigner sur les problèmes et d’exprimer ses préoccupations. Mais les superviseurs sont aussi très présents sur le plancher et ils prennent le temps de s’assurer que tout le monde communique, parce que le manque de communication est une des principales causes d’accidents.
  2. IL FAUT RÉFLÉCHIR À CE QU’ON FAIT. Les employés de Maniwaki se concentrent sur la tâche à accomplir et ils analysent tous les aspects liés à la sécurité avant d’agir.
  3. IL FAUT BIEN ENTRETENIR LES OUTILS. Les outils usés ou désuets et les lames qui ont perdu de leur tranchant sont rapidement remplacés. Travailler avec des outils inappropriés peut causer des incidents ou des accidents.
  4. IL FAUT TENIR LE LIEU DE TRAVAIL PROPRE. La scierie Maniwaki a une bonne équipe de nettoyage, mais les employés doivent tous faire leur part. La machinerie défectueuse et les autres risques pour la sécurité sont retirés du lieu de travail sans délai et éliminés de façon responsable. En veillant à ce que rien ne traîne, on élimine les sources de danger.
  5. IL FAUT PENSER AUX « PASSÉ-PROCHE ». L’équipe de Maniwaki signale les passé-proche et même les passé-proche éventuels dans le cadre d’une campagne proactive qui encourage tous les employés à s’adresser directement à leur superviseur quand quelque chose les inquiète. Un rapport d’étape décrivant tous les passé-proche et les passé-proche éventuels est mis à jour quotidiennement et affiché dans la salle à manger pour que tout le monde puisse le voir. Les problèmes possibles sont identifiés et souvent réglés le jour même. En fait, s’il faut plus de 24 heures pour corriger une situation, on interdit l’accès au secteur jusqu’à ce que ce soit fait.
  6. IL FAUT RÉPÉTER. Les discussions sur la sécurité à Maniwaki portent essentiellement sur trois risques : le manque de communication, le fait de travailler sans réfléchir et celui de prendre des raccourcis. Pendant toutes les réunions de santé et sécurité, on rappelle aux employés que ces dangers existent.

Maniwaki_FR

Photo du haut (de gauche à droite) : François Richard, représentant de la prévention, Pierre Rozon, surintendant de la scierie, Francine Lacroix, opératrice de scie, Yves Laflamme, premier vice-président, Produits du bois, Approvisionnement et Technologies de l’information, Steeve Klucaric, directeur, RH et de la santé et sécurité

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