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6 étapes pour concevoir une combinaison de protection contre les produits chimiques

combinaison chimique

Comment nos employés de l’usine de Kénogami, qui produit des papiers pour usages spéciaux, ont misé sur le travail d’équipe et l’innovation et utilisé une bouilloire et un tuyau d’incendie pour concevoir une nouvelle combinaison chimique.

Selon la politique de la Société, les employés des usines de pâte et de papier qui travaillent à proximité de produits chimiques dangereux doivent porter des combinaisons spéciales. Or, un incident grave survenu en 2012 a incité Résolu à devenir encore plus exigeante pour ce qui est du port de l’équipement de protection individuelle. Les combinaisons chimiques jetables que nous utilisions étaient très chaudes et inconfortables et nous avons dû faire faire de nouvelles combinaisons perméables à l’air en CarbonX®, un tissu ignifuge.

Quand Paul Falardeau a appris qu’il faudrait attendre plusieurs mois avant de recevoir les combinaisons chimiques en CarbonX®, le directeur de l’usine Kénogami a formé une équipe chargée de trouver une solution de rechange.

« Cette situation me mettait mal à l’aise parce que j’avais été brûlé à l’âge de 18 ans pendant que je travaillais dans un restaurant », a affirmé Falardeau. Il a donc communiqué avec un fournisseur local qui fabriquait des combinaisons de sécurité pour Rio Tinto Alcan et commencé un processus en six étapes afin d’obtenir des combinaisons de protection pour son équipe.

Voici ce qu’ils ont fait :

1. Prendre du tissu et une bouilloire

Les membres de l’équipe ont rencontré un fournisseur local pour lui expliquer leurs besoins et ils ont obtenu des échantillons de tissus pour faire des vérifications de la résistance à la chaleur. Pour ce faire, ils ont placé les échantillons de tissus au dessus de capteurs de mesure de la température et ils ont versé de l’eau très chaude sur le tissu à l’aide d’une bouilloire, mesurant le temps qui s’écoulait avant d’atteindre la température de 60 ˚C (température de contact qui produit une brûlure du premier degré). Ils ont choisi un échantillon qui a pris neuf secondes avant d’atteindre cette température. « Une personne qui se trouve sur une échelle ou un échafaudage et qui est exposée à des produits chimiques dangereux a assez de neuf secondes pour s’enfuir en toute sécurité », a expliqué Falardeau.

2. Faire faire une combinaison

Le fournisseur a créé un prototype à partir du tissu choisi pour que l’équipe dispose d’une combinaison d’essai.

3. Utiliser un tuyau d’incendie

Certains des produits chimiques auxquels les employés sont exposés peuvent fuir de tuyaux sous pression – entre 60 et 100 lb/po2. C’est ainsi que l’équipe a déterminé que la pression à l’intérieur d’un tuyau d’incendie pouvait être représentative d’une fuite à haute pression qui pourrait se produire dans le pire des cas. Plusieurs volontaires ont testé l’étanchéité de la combinaison d’essai et après deux versions, l’équipe est parvenue à concevoir un modèle étanche doté d’une fermeture à glissière recouverte d’un rabat.

4. Obtenir des conseils pour la conception

Les tests de tuyaux d’incendie et les réunions d’équipe dans l’usine ont contribué à donner beaucoup de visibilité au projet. Quand l’équipe de Paul Falardeau a demandé des suggestions de différents services pour la conception, tout le monde était prêt à contribuer. La nouvelle combinaison présentait les caractéristiques suivantes : poches pour stylo et émetteur-récepteur portatif, manches plus longues pour garder les bras couverts quand il faut les étendre pour atteindre des soupapes en hauteur, pantalon suffisamment large pour permettre aux travailleurs d’enfiler la combinaison sans enlever leurs bottes et rembourrage pour les genoux et les coudes.

5. Faire tester la combinaision

L’équipe a fait des essais chimiques sur place, mais pour répondre à certaines normes de sécurité précises, elle a envoyé la combinaison à un organisme d’essais du Québec pour qu’il mesure sa résistance aux éclaboussures et à un centre américain pour les essais de résistance à la pénétration par les produits chimiques. Tous les essais ont été effectués avec les quatre produits chimiques les plus dangereux de l’usine.

6. Veiller à ce que la combinaison soit portée

Comme pour tout équipement de protection individuelle, il est important d’instaurer une politique claire. Mais à Kénogami, personne n’a besoin de se faire rappeler l’importance de la combinaison de protection parce que la plupart des employés ont participé d’une façon ou d’une autre à sa mise au point. Les nouvelles combinaisons sont plus confortables et perméables à l’air que les versions précédentes et tous les travailleurs qui ont besoin de protection contre les produits chimiques en obtiennent une.

Résolu offre maintenant à ses employés deux combinaisons de protection différentes : une en CarbonX® mise au point aux États-Unis et celle en STEDAIR 300 conçue par l’équipe de Kénogami. Cette innovation avait pour but de renforcer la culture de sécurité dans nos usines, mais l’industrie n’a pas manqué de la remarquer. Résolu commence d’ailleurs à recevoir des appels au sujet de ces combinaisons d’autres sociétés de produits forestiers.

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