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Un écosystème juste-à temps

Les choses peuvent se compliquer quand le mercure tombe à 45 degrés sous zéro. Les conduites d’air gèlent, les trains et les camions fonctionnent au ralenti et chaque minute de retard se répercute dans la chaîne d’approvisionnement. Il y a dix ans, un client devait s’armer de patience et puiser dans les réserves de papier accumulées dans ses entrepôts. Aujourd’hui, ces installations se font de plus en plus rares; elles ont été remplacées par de complexes procédés de surveillance électronique qui constituent les systèmes de stockage juste-à-temps.

Ce virage chez les clients a obligé Résolu à s’adapter rapidement pour répondre aux attentes de sa clientèle. C’est ici qu’entre en scène Brian McGurk, directeur de la logistique, qui compare son monde de systèmes de verrouillage, de variables dépendantes et de boucles de rétroaction à un écosystème forestier.

« De nos jours, les clients ne peuvent pas se permettre d’accumuler de grandes quantités de papier, a commenté M. McGurk. L’exploitation d’entrepôts exige énormément de temps et ça coûte très cher. »

Le système juste-à-temps de Résolu comporte deux volets. Le premier volet regroupe tous les produits et services dont l’entreprise a besoin pour soutenir son exploitation. Le gaz naturel qui produit de l’énergie, les composants électriques et les pièces de rechange font partie de cette catégorie. « Les nouveaux systèmes de surveillance électronique que nous sommes en train de déployer vont nous permettre de mieux évaluer la fiabilité des fournisseurs avec qui nous travaillons. Il arrive parfois que certains d’entre eux aient de la difficulté à obtenir les matières premières qu’il leur faut ou que leurs expéditions soient bloquées à un poste frontalier. Quelle qu’en soit la raison, les données changent et nous vivons des situations que nous n’avons jamais vécues auparavant, et nous pouvons planifier de manière à y faire face. À long terme, nous pourrons abaisser nos coûts opérationnels tout en augmentant notre fiabilité pour nos installations comme pour nos clients. Ce processus n’est pas simple et il nous faudra des années pour le voir entièrement implanté. »

Le second volet est le contact avec le client. Il comprend tout ce qui se trouve entre le chariot élévateur qui transporte le papier en provenance de l’usine et le train ou le camion qui livre le produit à un éditeur ou un détaillant.

« Le premier volet nous incite à devenir de meilleurs fabricants. Plus nous pouvons éliminer de maillons dans la chaîne, plus le système devient simple et stable, poursuit-il. Le second volet nous encourage à mieux écouter les besoins de nos clients. Mieux nous comprenons et surveillons ce que font nos clients, mieux nous pouvons prévoir leurs besoins pour un système juste-à-temps. Si tous nos établissements et tous les chemins de fer, les routes et les systèmes électroniques qui les relient forment un écosystème, le contexte dans lequel nous travaillons s’apparente beaucoup à une forêt. Il faut qu’il reste sain, équilibré et durable. »

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