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Comment la sécurité est devenue un avantage concurrentiel

Depuis cinq ans, les blessures enregistrables aux usines de Résolu ont chuté de 307 à 90 par année, et nous avons atteint un taux d’incidents OSHA de classe mondiale de 1,02. Les incidents requérant l’application de premiers soins, lesquels vont des éraflures légères aux brûlures mineures, ont baissé de 55 % depuis 2008. Dans un esprit proactif, les employés ont signalé 23 000 incidents « évités de justesse » en 2013 – soit 23 000 incidents qui n’ont pas eu lieu.

Ces chiffres ne sont pas le fruit du hasard.

Il y a cinq ans, le leadership de Résolu a commencé à instaurer une « culture de sécurité totale » dans le cadre de laquelle les employés seraient appelés à réfléchir à chaque étape de leur journée de travail pour débusquer les risques, des systèmes perfectionnés de gestion de la sécurité seraient mis en place à chaque établissement, et la norme serait d’avoir le courage de suspendre les activités en cas d’éventuels risques pour la sécurité des employés.

« En tant qu’entreprise, il est de notre responsabilité d’assurer la sécurité, explique Richard Garneau, chef de la direction de Résolu. Nos équipes de direction donnent le ton en matière de sécurité avant tout, et chacun de nos employés est responsable de son propre bien-être et de celui de ses collègues ».

Installer ce changement n’a pas été facile. « Les gens sont ce qu’ils sont, et les habitudes ne changent pas du jour au lendemain, lance Dominic Leroux, directeur, Santé et sécurité, pour les exploitations canadiennes de Résolu. Les gens ne réagissent que jusqu’à un certain point aux rappels de travailler prudemment et aux mesures proactives témoignant de la faible tolérance aux risques nécessaire pour avoir un milieu de travail sans blessure. Nous avons donc poussé les choses plus loin. Si nous constatons que trop de blessures surviennent dans un délai de quelques jours, nous allons fermer l’usine le temps qu’il faudra pour faire en sorte que chaque employé ait véritablement à cœur de contribuer à un milieu de travail sans blessure. Certains pensaient que nous n’aurions pas l’audace de faire ça. Ils ont changé d’avis. Plus important encore, ils ne voient plus les mesures de sécurité comme une nouveauté. Celles-ci sont devenues chose normale. »

Nous avons ensuite eu une agréable surprise. Nous avons constaté qu’une « culture de sécurité totale » n’influe pas que sur les employés : il s’agit aussi d’un avantage commercial.

« Nous avons commencé à observer des gains opérationnels liés aux mesures de sécurité, raconte M. Leroux. Il s’est avéré que lorsque les gens sont conditionnés à penser d’avance aux détails des 10 prochaines étapes, ils sont plus tournés vers l’avenir. »

En faisant une analyse préalable des risques pour chaque tâche, les gens peuvent avoir une vue d’ensemble et situer leurs tâches dans le contexte global. Ils ont ainsi l’esprit plus libre pour évaluer les dangers potentiels avant qu’un incident arrive, pour réparer les choses avant qu’elles brisent, pour être plus efficaces dans leurs activités, et, dans certains cas, pour réaligner le déroulement du travail dans son ensemble. »

La « culture de sécurité totale » de Résolu a également produit d’autres avantages :
• Le plus important : s’il y a moins de blessures, les employés peuvent passer davantage de bon temps avec leur famille pendant leurs congés et s’occuper de leur vie personnelle, d’où un taux d’absentéisme plus faible et un meilleur moral.
• L’effectif est plus stable. Grâce à la diminution du mouvement de l’effectif et des cas où il faut pourvoir aux absences, la Société peut déployer sa stratégie d’accès au marché allégée.
• Moins de surprises surviennent en usine, ce qui réduit le délai de mise en marché. Cette fiabilité est un élément distinctif d’importance alors que tant de clients du secteur des produits forestiers passent à une gestion des stocks juste à temps.
• S’il y a moins d’incidents, il y a moins d’enquêtes postincidents. Le temps étant de l’argent, cela finit par compter.
• Une meilleure feuille de route au chapitre de la sécurité rehausse la réputation de la Société à titre d’employeur, de sorte que les employés restent davantage, et les coûts liés aux mouvements d’effectif diminuent tout comme ceux inhérents au recrutement de nouvelles ressources.

« En matière de sécurité, nous voulons devenir la norme de référence dans le secteur des produits forestiers, conclut M. Leroux. Et je suis intimement convaincu que nous pouvons y parvenir ».

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